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        <title>VOMITORIUM - poesie_criminelle</title>
        <description>Judith K évacue la foule qui encombre sa cervelle, en mots, en musique, en pastels...</description>
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        <lastBuildDate>Thu, 05 Jun 2008 16:28:05 +0000</lastBuildDate>
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                <title>MONSIEUR LE PROCUREUR</title>
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                <author>noreply@ (Judith K)</author>
                                                <category>POESIE CRIMINELLE</category>
                                                <pubDate>Tue, 25 Mar 2008 22:53:00 +0000</pubDate>
                <description>
                    « Monsieur le Procureur,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne voulait pas de mon âme et j’ai donné mon corps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A moi, il ne donnait presque rien,&lt;br /&gt;Un peu de tendresse suffisait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les roses des premières semaines avaient disparu,&lt;br /&gt; les soirées à l’extérieur. &lt;br /&gt;Les journées avec lui avaient disparu.&lt;br /&gt;Ne restaient que quelques heures volées à la nuit,&lt;br /&gt;Quelques heures qu’il m’accordait en pâture&lt;br /&gt;pour quelques minutes de plaisir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les hommes paient les putes en argent sonnant et trébuchant ;&lt;br /&gt;Lui, Monsieur le Procureur, me payait en mots éphémères &lt;br /&gt;et en mensonges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’étais son miroir, son objet de vanité, sa source de plaisir, &lt;br /&gt;Il me prenait, &lt;br /&gt;Il me jetait,&lt;br /&gt;Avec ma bénédiction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me vendais par peur de le perdre.&lt;br /&gt;Je lui donnais mon corps à ronger pour qu’il en extirpe &lt;br /&gt;un orgasme fugace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis laissée piétinée par amour.&lt;br /&gt;Je me suis trahie par amour.&lt;br /&gt;Je me suis vendue par amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et par amour pour Moi-Même, Monsieur le Procureur,&lt;br /&gt;Je lui ai planté ce couteau dans le ventre. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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                <title>OPHELIA</title>
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                <author>noreply@ (Judith K)</author>
                                                <category>POESIE CRIMINELLE</category>
                                                <pubDate>Wed, 19 Dec 2007 10:05:00 +0000</pubDate>
                <description>
                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://judithk.hautetfort.com/media/01/01/77bead2698fe4b9372581363d6f6bc6e.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://judithk.hautetfort.com/media/01/01/93caf14a9ca24f4e8fa4b674c2212887.jpg&quot; id=&quot;media-729114&quot; title=&quot;temps&quot; alt=&quot;77bead2698fe4b9372581363d6f6bc6e.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Et après ?», il disait. Il demandait toujours : et après ? Inlassablement. Cette voix dans ma tête. Il est parti, un jour. Comme ça. Sans rien dire.&lt;br /&gt;Et après plus rien. &lt;br /&gt;Je l’imagine qui entre, franchit le seuil de la porte. Il appelle. Doucement. Il avance à pas lents dans le salon vide. Il tourne la tête à gauche, puis à droite. Rien. Le silence seul lui répond avec cynisme. Un cynisme que  bien sûr il ne perçoit pas. Je l’entends à présent dans le couloir. Ses doigts traînent le long du mur. Il pousse la porte de la chambre à coucher. Je n’ai pas laissé de lettre. Cela aurait été inutile. Personne n’aurait compris. Il se tient à présent au pied de la baignoire. J’espère qu’il regrette. Je me suis maquillée. Je me suis épilée. Pour être jolie. J’ai parsemé l’eau de pétales de roses. J’ai fait tout cela. Pour lui. Pour qu’il m’aime. Pour qu’il ne m’abandonne plus jamais. &lt;br /&gt;Je me suis délicatement coupée les veines. Dans l’eau chaude, cela ne fait presque pas mal. Je lui ai offert mon sang. Mon sang contre son retour. &lt;br /&gt;Il s’est énervé. Il n’a pas compris.&lt;br /&gt;Personne n’a jamais compris ma déchirure, même pas lui. &lt;br /&gt;Alors, quand il m’a placée dans cet hôpital psychiatrique, je lui ai murmuré au creux de l’oreille : et après ?
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                <title>AFFAIRE CLASSÉE</title>
                <link>http://judithk.hautetfort.com/archive/2007/05/26/affaire-classee.html</link>
                <author>noreply@ (Judith K)</author>
                                                <category>POESIE CRIMINELLE</category>
                                                <pubDate>Sat, 26 May 2007 10:46:55 +0000</pubDate>
                <description>
                    Quelques instants avant le crépuscule&lt;br /&gt;Des corps moites, &lt;br /&gt;Une lumière molle orangée, les enveloppe &lt;br /&gt;Au dehors,&lt;br /&gt;Les hirondelles commencent leur ballet, la chasse est ouverte&lt;br /&gt;Un parfum lourd inonde la pièce d’effluves musquées&lt;br /&gt;Les lumières de la ville s’éveillent lentement,&lt;br /&gt;Dans la cuisine Mani laisse couler l’eau sur la lame.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une nuit noire, sans lune,&lt;br /&gt;Des corps froids,&lt;br /&gt;Une lumière blafarde les enveloppe&lt;br /&gt;Au dehors,&lt;br /&gt;Les rats commencent à guetter leur dîner&lt;br /&gt;Un parfum âcre inonde la pièce d’exhalaisons nauséabondes&lt;br /&gt;Les lumières de la ville s’éteignent lentement,&lt;br /&gt;Dans la cuisine les policiers  cherchent une lame correspondant à la taille des blessures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’aube pointe ses premiers rayons&lt;br /&gt;Les corps offrent leurs entrailles au médecin légiste&lt;br /&gt;La lumières des néons les enveloppe&lt;br /&gt;Au dehors, &lt;br /&gt;Les balayeurs commencent leur valse matinale &lt;br /&gt;Un parfum mentholé inonde la pièce de senteurs rafraîchissantes&lt;br /&gt;Les lumières du laboratoire s’éteignent,&lt;br /&gt;Mani remettra son rapport dans quelques heures,&lt;br /&gt;Aucun indice probant, affaire classée.
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                <guid isPermaLink="true">http://judithk.hautetfort.com/archive/2007/03/27/dans-une-solitude-cotonneuse-nostalgique-et-avide.html</guid>
                <title>Dans une Solitude, Cotonneuse, Nostalgique et Avide</title>
                <link>http://judithk.hautetfort.com/archive/2007/03/27/dans-une-solitude-cotonneuse-nostalgique-et-avide.html</link>
                <author>noreply@ (Judith K)</author>
                                                <category>POESIE CRIMINELLE</category>
                                                <pubDate>Mon, 26 Mar 2007 23:00:00 +0000</pubDate>
                <description>
                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://judithk.hautetfort.com/images/medium_DSCN0173.JPG&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://judithk.hautetfort.com/images/thumb_DSCN0173.JPG&quot; alt=&quot;medium_DSCN0173.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                                                             Un soir de tendre ivresse…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une solitude cotonneuse, nostalgique et avide,&lt;br /&gt;Quand le vin parfumé s’épand lentement dans mes veines&lt;br /&gt;Quand l’ivresse pénétrante prend possession de mon corps&lt;br /&gt;Quand l’alcool monte lentement jusqu’à envahir mon esprit&lt;br /&gt;Et ralentir le claquement de mes doigts sur le clavier&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une solitude cotonneuse, nostalgique et avide,&lt;br /&gt;Quand les touches s’emmêlent tant la maîtrise s’enfuit&lt;br /&gt;Quand le poison s’épand tel un serpent dans mes veines&lt;br /&gt;Quand mon crâne s’alourdit&lt;br /&gt;Et qu’un poids inexistant l’amène à s’enfoncer dans les méandres du sommeil&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une solitude cotonneuse, nostalgique et avide,&lt;br /&gt;Quand la musique transpire de mes pores&lt;br /&gt;Quand la drogue imprègne insidieusement les contreforts de ma conscience&lt;br /&gt;Quand  magie et folie sont  limogées au profit d’un doux laisser aller&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une descente amortie dans les profondeurs du néant, du nectar, du sommeil&lt;br /&gt;Un voyage artificiel au tréfonds de soi-même&lt;br /&gt;Et déjà je sens s’épandre délicieusement&lt;br /&gt;Les exhalaisons palpitantes de ton corps près du mien
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                <title>Fantasmes vampiriques -2-</title>
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                <author>noreply@ (Judith K)</author>
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                                                <pubDate>Sat, 17 Mar 2007 17:33:51 +0000</pubDate>
                <description>
                    Envie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Solitaire démon &lt;br /&gt;qui traîne ses hauts talons&lt;br /&gt; dans les rues élégantes&lt;br /&gt;Déterminée, elle sait qu’elle trouvera sa proie&lt;br /&gt;Et lui chuchotera, sensuelle et tranchante&lt;br /&gt;« sombrons mon jeune ami dans les bras du démon&lt;br /&gt;sur l’autel du péché&lt;br /&gt; tu connaîtras les joies&lt;br /&gt; des immortels damnés&lt;br /&gt;je croquerai pour toi&lt;br /&gt; des pommes empoisonnées »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’imbécile suivit. Loin de goûter au fruit,&lt;br /&gt;Le vampire affamé, de son sang se nourrit.
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                <title>Fanstasmes vampiriques</title>
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                <author>noreply@ (Judith K)</author>
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                                                <pubDate>Sat, 17 Mar 2007 17:32:32 +0000</pubDate>
                <description>
                    Vampire&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand le ciel se drape d’une obscure parure étoilée,&lt;br /&gt;J’entrouvre les paupières pour admirer les cieux.&lt;br /&gt;Bannie du paradis, éternellement damnée&lt;br /&gt;Pour des fautes commises par de sombres aïeux,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fantôme de la nuit, avide, je serpente.&lt;br /&gt;J’écoute, je guette, je flaire, l’innocence sensuelle&lt;br /&gt;Qui s’égare parfois dans les rues qu’elle arpente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tentation suave, effluve pénétrante,&lt;br /&gt;Immortelle sublime, dissimulée dans l’antre&lt;br /&gt;D’une porte cochère, je retrousse les babines,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fond sur la tendre chair, et croque avec délice.&lt;br /&gt;Le long d’une bouche avide, le nectar dégouline&lt;br /&gt;J’aspire telle une abeille, ma petite langue glisse&lt;br /&gt;Sur l’artère éclatée de la jeune novice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Innocence réincarnée&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« J’ai plus de souvenirs que si j’avais mille ans »&lt;br /&gt;Je récitai Baudelaire, le ciel étincelait&lt;br /&gt;Innocente jeunesse qui me faisait errer&lt;br /&gt;Dans les rues de Paris, sous le ciel étoilé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réincarné en femme j’apprivoisai mon corps,&lt;br /&gt;Déhanchai mon bassin, exorcisai mon sort.&lt;br /&gt;Virilité, machisme, puissance, je vous abhorre !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Libéré des atours du mâle dominant,&lt;br /&gt;J’apprenais à séduire d’inconscients prétendants.&lt;br /&gt;Je balançais la jupe, le feston et l’ourlet,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand surgit brusquement de l’ombre mon amante.&lt;br /&gt;Babines retroussées, son mortel baiser happa le lait&lt;br /&gt;Vermeil qui surgissait tel une fontaine de sang&lt;br /&gt;De l’artère palpitante qu’elle avait entrouverte.
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