mardi, 20 mars 2007
LE GIGOLO INTEGRISTE
Rabat, Une semaine avant ramadan…
Ils avaient décidé de s’encanailler un peu ce soir là. Ils en avaient marre de la salle de billard, marre de picoler des cafés parce qu’on n’y servait pas d’alcool, marre de côtoyer uniquement la gente masculine, ils étaient avides de plaisirs. C’était une semaine avant ramadan.
Ils étaient quatre, un enrobé façon Obélix à la mine gentillette, un expatrié en Espagne venu retrouver son Maroc natal, un gosse de riche déjanté et lui, étudiant, beau mec ténébreux à l’allure paisible.
Arrivés dans ce bar boîte, les plus sages commandèrent une boisson énergétique, les plus kamikazes une bière, lui avait appris à être sage, à respecter ses principes. Deux filles accoudées discutent, boivent, sans doute des étrangères. L’expatrié entame la discussion. Peu à peu les autres suivent et tout notre petit monde finit par se trémousser sur la piste de danse. A sa manière de le regarder, il vit rapidement que la greluche l’avait choisi, bonne pêche, elle devait coucher. Les lumières se rallumèrent trop tôt, la soirée ne faisait que commencer, il était urgent de trouver un lieu pour permettre à nos tourtereaux de conclure. Ils décidèrent de se retrouver dans une boîte du centre ville.
Les deux donzelles étaient motorisées, elles les suivraient. Son ex-casse croûte avait mis fin à leur relation sur msn quelques jours plus tôt. Il était temps, elle en avait ras le bol qu’il invente des histoires à deux dirhams pour ne pas la voir. Celui avec la chemise noire était pas mal, il mordait à l’hameçon, restait à ferrer la proie.
Quelques danses collées serrées, quelques vodkas ( juste ce qu’il faut, rester digne et éviter un tête à tête avec la cuvette des chiottes ) quelques tripotages légers où le corps signifie à l’autre qu’il est d’accord pour plus, car affinités.
Elle déposa sa copine, le mec était dans la voiture, il habitait non loin de chez elle et lui avait demandé de le ramener. Il l’embrassa devant la porte de garage, continua dans l’entrée et n’eut pas besoin de se faire prier pour gravir les étages qui les séparaient de son appartement. La visite se fit en même temps que le déshabillage, le salon, le canapé. Après cette longue nuit, monsieur n’était pas au mieux de sa forme et elle se demanda s’il n’avait pas un léger problème de taille. Ils s’écroulèrent de sommeil après avoir essayé d’améliorer sans succès ses performances.
Au réveil, monsieur se montra beaucoup plus en forme, il eut même la délicatesse d’aller chercher les croissants, petite attention qui plut énormément à la demoiselle, son dernier en date ne l’avait pas habitué à ça.
Ils se virent deux fois la semaine suivante, burent un café, discutèrent, jouèrent aux échecs et eurent l’occasion de tester quelques corps à corps mémorables.
La veille de ramadan, il passa la nuit chez elle (comme un tox qui grille son dernier paquet de clopes avant le seuvrage… il lui fallait sa dose pour Tenir !!!) Quand il la quitta au matin, elle ne se doutait pas qu’elle serait sans nouvelles pendant un mois.
Il l’appela une fois, lui indiqua qu’il était dans une autre ville depuis une semaine. Elle sut qu’il mentait, elle l’avait croisé trois jours avant chaussé d’élégantes babouches jaunes, en partance pour la prière du vendredi soir à la mosquée. Encore un enfoiré se dit-elle.
Il changea de numéro de téléphone, devint injoignable. Elle l’oublia.
Et puis, un jour, ramadan se termina…
Let’s Celebrate !!!!!!!!
Il lui envoya un sms en forme d’appât auquel elle mordit car elle n’avait rien d’autre à se mettre sous la dent. Ils se rencontrèrent en fin d’après midi, discutèrent quelques peu autour d’un café et de retour chez elle, s’envoyèrent en l’air à moult reprises. Tous deux en avait bien besoin après un mois d’abstinence !
Vendredi soir, jour de sortie : bar, alcool (sauf pour monsieur), déhanchements intempestifs.
Vers deux heures du matin, les tourtereaux rentrent au bercail, il est temps de passer aux choses sérieuses….
La religion !!!!!!!!!!!!!!!
La discussion commença sur les homosexuels. Il lui apprit qu’il en avait lynché quelques uns qui avaient eu le culot de le draguer. Le commissaire, compatissant face à l’outrage subit, ne put que déchirer le procès verbal, un sage homme ce policier. Il lui apprit aussi qu’il arrêterait de côtoyer une faune alcoolisée le jour où il se marierait. Il s’amuserait avec sa femme avant de s’engager mais il préférait qu’elle se voile pour l’éducation des enfants. Il était croyant, pratiquant, avait une peur viscérale de son dieu, était persuadé que la pécheresse qu’il baisait en ce moment irait en enfer.
Inconscient de ses propres contradictions, il dealait avec son livre saint comme on deale avec un marchand de tapis. Une prière pour un petit péché, un mois de jeûne et d’abstinence pour les gros et quelques décennies d’assiduité pour gagner le paradis.
Le lundi, peu avant minuit, il rejoignit sa belle… ou sa salope… sans prendre la peine de s’habiller : il débarqua donc en jogging et chaussons pour satisfaire sa petite affaire. Tartuffe se croyait mâle et avait trouvé une pute à son pied.
Elle acceptait le gigolo mais son intégrisme et son laisser-aller commençait vraiment à lui donner envie de gerber.
Pourri de certitudes, de vérités toutes faites extirpées d’un livre écrit il y a des milliers d’années, jugeant les autres religions impies ou falsifiées, tolérant les mécréants ou les non musulmans si ceux-ci ne se montraient pas agressifs. Un vrai cocktail d ‘orgueil, de pseudo-virilité, de machisme, d’intolérance. Le genre de mec dont je plains de tout mon cœur celle qui aura l’honneur extrême de devenir la femme, la bonne, la procréatrice. Je ne dis pas l’amante car pour celle là, je crois qu’il aura besoin de continuer à souiller des corps qu’il considérera comme des putes, ne se rendant pas compte qu’il devient une pute lui même. Ca, il ne le comprendra jamais, car l’homme est celui qui baise, la femme celle qui se soumet. L’homme est celui qui choisit, si la femme accepte c’est une salope. Mais il en a besoin de sa salope, pour asseoir sa virilité de pacotille, il a besoin de la faire jouir pour se sentir fort.
Elle aurait aimé combattre, lui ouvrir les yeux, mais elle savait que c’était peine perdue. Que parfois, au lieu de s’échiner contre des moulins à vent, il valait mieux déposer les armes et s’en aller. Elle avait essayé mais comme avec tout gigolo, sans discussion, sans sentiments, sans complicité, sans émotions, elle s’était lassée.
La relation s’acheva de manière aussi romantique qu’elle avait commencé :
Un sms pour dire adieu aux soirées pyjamas.
Et puis une croix sur le tableau :
X Gigolo intégriste : FAIT
AU SUIVANT !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
20:40 Publié dans NOUVELLES: JUDITH ET SES HOMMES | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Rencontre, religion, Maroc, mecs, filles
samedi, 17 mars 2007
Une silhouette mâle...
Une silhouette mâle dans l’encadrement de la porte de ma chambre à coucher. A contre jour, éclairé par la lumière de la salle de bain. Il doit sourire. Un boxer de marque américaine, rouge, un torse large, rasé. Des épaules lisses, un cou massif, une peau sucrée. Le plaisir d’enfoncer sa bouche, ses dents dans cette gorge et le sentir frémir à mesure que la morsure se fait plus forte. Il a dit qu’il voulait me faire mal. Il a précisé devant ma réaction qu’il n’était pas sérieux. Mais il en avait envie. Je le sais. Il voulait céder aux bas instincts qu’il refoule en public, dans sa jolie voiture, tellement clean qu’elle semble tout droit sortie de chez le concessionnaire. A son image, lustrée, aseptisée, faite pour être admirée, convoitée.
Narcissique, pour l’avoir, il suffisait de lui montrer que vous le désiriez. Dès lors, si votre physique était à la hauteur de ses exigences, il succombait. Non par amour, encore moins par envie de votre corps. Il cédait par orgueil, avide de vous accrocher en sac à main à son bel avant bras musclé. Vous l’avez senti tellement heureux de pavaner au milieu d’une foule de nantis puants l’oseille et le m’as-tu-vu. Vous avez joué. Et malheureusement vous vous êtes accrochée.
Oui, émotions irraisonnées ou appel de la chair, force est de constater que je m’étais entichée de ce bellâtre sans cerveau. J’ai essayé de chercher les raisons de cette tocade. Fouillant au fin fond de mes entrailles, j’ai extirpé le désir que suscitait son corps. Parcourant mes démons, j’ai compris que sa superficialité m’aidait à m’oublier moi-même. Anéantir l’intelligence, le sens critique, l’auto-analyse, pour se laisser aller aux joies de l’imbécile heureux.
Ciel ! je ne vous ai pas encore conté la genèse de notre relation ! Tellement intense, spirituelle, sublime ! Blanche Neige elle-même, en proie à une jalousie frénétique, étriperait son prince charmant !
Vendredi, début du week-end. Pas question de le passer seule. La pêche était ouverte ! Ma crinière blonde et mes yeux bleus seraient-ils des appâts suffisants ? Rien n’était moins sûr. La boîte où j’avais choisi de me rendre regorgeait de prédatrices aux nichons acérés. Je devais donc sortir le grand jeu. Vers minuit, moulée dans un jean à paillettes, je me trémoussais sur la piste. Mes seins, gonflés par un soutien gorge oppressant, tentaient vainement de se cacher derrière les minuscules bouts de soie roses qui entouraient ma poitrine.
Un beau gosse bronzé exhibait ses muscles mis en valeur par un tee-shirt noir qui lui collait à la peau. Les fesses sculptées dans un jean défraîchi avec talent par un créateur de mode, il bavardait, sirotait et matait allègrement l’arrivage du soir.
Vint enfin l’heure divine où l’alcool désinhibe et où les basses rythment les regards. Amorce, ferrage, deux mots échangés au son d’une musique assourdissante et un numéro de téléphone en cadeau.
Intéressé par sa conquête, la caricature masculine m’appela dés le lendemain. Alléchée depuis la veille par la menu, j’ acceptai l’invitation. Il passa me prendre vers 23 heures pour se rendre dans une boîte chic de la ville. Au volant de sa grosse berline noire, le portable vissé à l’oreille aux moyen d’écouteurs high-tech, le bellâtre pavanait tandis que j’étais sagement scotchée au siège du mort, le show pouvait commencer.
Un ami du coq nous attendait depuis une demi-heure sur le parking, englué au siège de son coupé sport, le jeune homme semblait trop froussard pour oser entrer non accompagné. Notre trio avança lentement jusqu’au saint des saints, honorant certains clients d’un rapide salut, serrant la main aux videurs afin que le public comprît que ces messieurs étaient des habitués.
Une place au comptoir, docteur ès muscles prend les commandes et se dirige vers le bar. L’ami insipide tente de me faire la conversation : aime-t-elle la musique, de la salsa croit-il ? Oui, elle apprécie. Sait-elle la danser ? Non. Fin de la palpitante discussion. Le bellâtre revient avec les consos et nous passerons les deux prochaines heures nonchalamment accoudés sans échanger plus de quelques mots. Les deux zigotos enchaînent les poignées de main avec d’autres habitués qui me jaugent sans daigner m’ adresser la parole mais félicitent du coin de l’œil le propriétaire. J’ enquille les verres, mate tout ce qui se déhanche, pas d’espoir pour que mon prince boiteux me fasse danser, je me fait royalement chier.
Par la grâce de dieu ou du patron, vient enfin le moment libératoire où les lumières se rallument. Il est temps de vider les lieux, de saluer une dernière fois les « amis » et de retrouver le bolide rutilant.
Arrivée devant mon charmant immeuble, je proposai un dernier verre à mon escorte. La voiture garée, nous montâmes tous deux les quatre étages et nous retrouvâmes bientôt seul à seul. De rapprochement en titillement, de papouilles en approches éléphantesques, nous finîmes par nous embrasser. D’effeuillage en déboutonnage, nos deux corps migrèrent lentement vers un lieu plus confortable. De caresses en tripotages, la princesse eut l’impertinence de sortir une capote de la table de chevet. Oh ! Ciel ! Cachez ce capuchon que je ne saurais voir ! Le prince n’était pas doué avec un sachet au bout de la queue ! Bon, pour la belle, il allait faire un effort.
C’est alors qu’au beau milieu de cette passion charnelle enflammée de désir, ladite queue ramollit au lieu de se raidir. Monsieur prétexte l’usage artificiel du latex, se confond en excuses, prétend que c’est la première fois que son membre viril lui fait défaut. Tel un poussin gêné, il cherche le réconfort. Un besoin de tendresse et de spiritualité se fait soudainement sentir ! Habituée à ce genre de show hollywoodien je me montre compréhensive et rassurante. Fataliste, je me dis que ce coq est un chapon que je n’inviterais plus dans ma basse-cour.
Mais contre toute attente, le vent se lève brusquement,! l’oisillon prend son envol, droit et résistant malgré le plastique qui l’étouffe ! Le poussin se métamorphose alors en coq ravageur, tête haute, bec dressé, il pousse son chant d’amour, les pied dans la merde, il hurle son désir. Membre tendu, l’animal s’avance vers moi. Enorgueilli de cet élan viril, il va pouvoir assumer son rôle, montrer à la volaille qu’il est Le Mâle qu’elle a toujours espéré.
Maligne, j’endosse la fonction de « poulette », frétille et accueille mon compère avec une excitation exagérée. Revigoré, le couillon ne perçoit pas l’hyperbole. Ses neurones ont migré dans un tuyau de 15 centimètres, l’heure n’est pas à la littérature ! Si je caquette avec frénésie, c’est que monsieur est à la hauteur.
Coco s’atèle donc consciencieusement à la tâche. En professionnel, il donne le meilleur de lui même, scrutant chaque mouvement, à l’affût des moindres contractions, du moindre soupir de soulagement qui signera l’instant de sa libération. `
Je gigote avec malice afin d’extorquer le maximum de plaisir à mon laborieux compagnon. Si le poulet n’est pas à mon goût, je pousserai de petits cris d’extase qui signeront la fin des hostilités. En revanche, si le partenaire se révèle un bon coup, malgré un set catastrophique, c’est moi qui hurlerai cocorico et lui volerai dans les plumes à nouveau. Par chance, ce soir là, le chevalier satisfit la princesse.
Que penserait notre Blanche-Neige internationale de ce merveilleux conte de fée ? Là n’est pas la question me direz-vous et vous aurez raison, je me perds en digression et en oublie l’essentiel. Mon coq se tient toujours nonchalamment dans l’encadrement de la porte de ma chambre à coucher. Cela fait quelques semaines qu’il me rend visite, entre deux séances de muscu et trois cours de tennis. Insipide, enfantin mais beau. Il ramasse à présent ses petites affaires et se rhabille lentement. Je l’attire vers moi. Il me gratifie d’un tendre « tu en veux encore ? ». Sa délicatesse a le don de me mettre en émoi. Je fonds, plonge au plus profond de moi, ouvre les yeux, un éclair de lucidité s’abat, les démons du passés ressurgissent, les souffrances noyées dans la vodka, la solitude étouffée de luxure, les déceptions oubliées au son de basses abrutissantes.
J’aurais pu lui demander tendrement de se casser fissa de mon territoire, j’aurais pu le griffer, lui arracher les yeux pour avoir oser proférer tant de mâles niaiseries mais j’ai préféré l’embrasser goulûment, passer ma langue autour de ses lèvres, descendre lentement vers sa gorge, lécher cette artère palpitante de vie et croquer jusqu'à ce que son sang chaud dégouline dans ma bouche avide.
14:00 Publié dans NOUVELLES: JUDITH ET SES HOMMES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rencontre, vampire, sexualité, mecs, filles
Bestiaire à l'aéroport
Solitaire dans ce hall d’embarquement, elle pensait à ses hommes. Elle l’avait attendu, le prince charmant, mais seuls des guignols sur des chevaux de traie boiteux s’étaient présentés. La veille encore elle en avait rencontré un. A peine l’avait-elle vu qu’elle imaginait déjà sa belle gueule collée à la sienne, lèvres sur lèvres, langue contre langue. Malheureusement c’était encore un ersatz de prince. A défaut de cheval, une moto ridicule. Véritable dindon apeuré à l’approche de ses congénères, durant toute la soirée il avait fait son coq parmi les poules. Loin de chanter, il glougloutait. Monsieur faisait sa roue, se rengorgeait devant ces femelles pondeuses. Au lieu de lui succomber, elle aurait dû endosser le rôle de la fermière, qui armée d’un long couteau pointu, lui aurait tranché le cou.
Elle le haïssait. Elle les méprisait tous. Tous ces personnages granguignolesques qui se pavanaient sans art, qui se croyaient orateurs mais de leur pauvre cervelle de poule n’émanait que de grossière litanies qu’ils articulaient entre deux rots. Sottises. Tromperies. Hypocrisie. Perdue au milieu de cet immonde zoo, comment pouvait-elle se préserver,? Absurdes, voilà ce qu’ils étaient, sans surprise, sans fantaisie, sans amour. Une ridicule bande de porcs qui se délectaient d’ordures. Elle était leur nourriture. Elle avait décidé, à l’avenir, de les rendre malades, elle les ferait vomir. Un goret ne pouvait supporter le caviar. Elle se sentait pareille à ces œufs précieux, rares et délicats. Qu’ils retournent à leurs truies superficielles et aguichantes ! Qu’ils goûtent leurs fruits pourris enrobés de latex! Qu’ils se goinfre de leurs mamelles gonflées de bêtise et de lubricité ! Regardez les quand ils ont trop bu et se sentent à la fête ! Regardez ces cochons en tutu, tellement gracieux avec leurs jambons trop gras, tellement séduisants avec leur peau trop flasque, leur petit ventre poilu qu’ils pensent extrêmement séduisant. Des idiots, des lâches, des égoïstes, voilà comment elle les considérait. Des monstres patauds de séries Z qui ne l’émoustilleraient plus. Qu’elle ne les écoute plus, ils pollueraient de leurs balivernes mal construites ses oreilles fines et délicates. Qu’elle se protège de ces ballots qui ne raisonnaient qu’avec leur verge ! Aliénés de leur bas ventre, rats empotés. Qu’ils pourrissent dans leur lisier et laissent s’envoler la blanche colombe !
- Passagers du vol 387 pour Paris, veuillez vous présentez porte F pour embarquement immédiat.
Elle regarda sa montre, réfléchit. Il devait bien y avoir deux cent passagers à bord de cet avion. Parfait, elle avait le temps de passer aux toilettes. Elle se regarda dans le miroir, se mit un peu de rouge aux lèvres, fit une mou aguicheuse, sourit. Elle était parfaite. Après tout, son voisin de siège serait peut-être un de ces beaux mâles, elle devait se tenir prête.
12:35 Publié dans NOUVELLES: JUDITH ET SES HOMMES | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : mecs, filles, voyage





















