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mardi, 25 mars 2008
MONSIEUR LE PROCUREUR
« Monsieur le Procureur,
Il ne voulait pas de mon âme et j’ai donné mon corps.
A moi, il ne donnait presque rien,
Un peu de tendresse suffisait.
Les roses des premières semaines avaient disparu,
les soirées à l’extérieur.
Les journées avec lui avaient disparu.
Ne restaient que quelques heures volées à la nuit,
Quelques heures qu’il m’accordait en pâture
pour quelques minutes de plaisir.
Les hommes paient les putes en argent sonnant et trébuchant ;
Lui, Monsieur le Procureur, me payait en mots éphémères
et en mensonges.
J’étais son miroir, son objet de vanité, sa source de plaisir,
Il me prenait,
Il me jetait,
Avec ma bénédiction.
Je me vendais par peur de le perdre.
Je lui donnais mon corps à ronger pour qu’il en extirpe
un orgasme fugace.
Je me suis laissée piétinée par amour.
Je me suis trahie par amour.
Je me suis vendue par amour.
Et par amour pour Moi-Même, Monsieur le Procureur,
Je lui ai planté ce couteau dans le ventre. »
22:53 Publié dans POESIE CRIMINELLE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : par amour, crime passionnel






















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